(CNTR) Conseil National pour une transition réussie :nous invitons le Président Paul Henri Damiba à engager de larges concertations et consultations afin de fédérer de toutes les énergies.

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Ceci est une Déclaration de la Coordination Nationale pour une Transition Réussie (CNTR) qui a animé une conférence de presse ce jour 08 juin 2022.

Mesdames et messieurs les journalistes ;

Camarades membres de la Coordination Nationale pour une Transition Réussie (CNTR)

Nous voudrions, à l’entame de notre propos, vous traduire notre gratitude pour avoir honoré de votre présence à la conférence de presse au cours de laquelle nous porterons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, par le biais de vos organes de presse respectifs, notre lecture de la situation nationale. Une situation nationale marquée par le déroulement de la feuille de route de la transition et un regain d’activisme politique à contre-courant de la marche dynamique de notre peuple.

Mesdames et messieurs les journalistes ;

Camarades membres de la CNTR ;

Voilà bientôt 5 mois que le Burkina Faso a amorcé une transition politique dont les objectifs principaux demeurent la restauration de l’intégrité du territoire national et l’organisation d’élections libres et transparentes.

Au plan sécuritaire, malgré la complexité de la lutte contre le terrorisme, les Forces de Défense et Sécurité (FDS) appuyées par les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) engrangent des résultats satisfaisants sur le terrain. Les offensives militaires opérées ces derniers temps ont mis en déroute les forces du mal qui, malheureusement dans leur fuite, s’attaquent lâchement aux populations civiles. La reprise de certaines zones tombées aux mains de groupes terroristes, la neutralisation de certains chefs terroristes et la sécurisation de convois de ravitaillement dans les localités à fort défi sécuritaire annoncés la semaine écoulée au cours d’une conférence de presse par le lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, Commandant des opérations du théâtre national (COTN, constituent des motifs d’espoir pour des lendemains meilleurs. Nous restons alors confiants que nos forces armées nationales viendront à bout de l’hydre terroriste. La mission de restauration de l’intégrité territoriale est certes titanesque mais elle n’est pas impossible. Nous vaincrons même si beaucoup restent à faire et nous encourageons vivement notre armée nationale à redoubler d’efforts dans cette reconquête de notre territoire afin que les populations ayant fui du fait du terrorisme puissent rejoindre leurs localités respectives. Ainsi, pour aller plus vite dans cette reconquête, nous appelons à l’instauration de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national.

Au plan humanitaire, la situation reste préoccupante. Elle l’est d’autant plus que nous sommes dans la saison hivernale et que plusieurs acteurs du monde rural sont toujours dans l’incapacité de retrouver leurs terres pour cultiver. Face à une telle situation, nous appelons à la solidarité agissante des uns et des autres envers ces personnes déplacées internes(PDI). Aux autorités, nous les invitons à décréter l’état d’urgence alimentaire sur toute l’étendue du territoire.

Mesdames et messieurs les journalistes,

Camarades membres de la CNTR ;

Alors que les nouvelles autorités sont dans cet élan salvateur de reconquérir le territoire national occupé par les terroristes à cause du laxisme du régime de Roch Marc Christian Kaboré et ses alliés, nous assistons de plus en plus à un activisme politique débordant de certains acteurs politiques haineux mus par une volonté vengeresse. En effet, la semaine dernière, un groupe de partis politiques, au détour d’une conférence de presse, ont tenté malencontreusement de peindre en noir les efforts des autorités de la transition dans la lutte contre le terrorisme et la refondation de nos institutions. Une sortie d’autant plus ahurissante et pitoyable quand on connait le degré de responsabilité de certains de ces hommes politiques dans la grave crise sécuritaire, économique et humanitaire que traverse notre pays. Pour avoir été ministres, conseillers spéciaux et conseillers occultes de Roch Marc Christian Kaboré pour certains, il est indéniable que ceux-ci sont comptables du triste bilan laissé par le président déchu. Il en est également pour d’autres qui ont conduit avec un échec retissant la transition de 2014 et qui sont en train de vouloir se faire une cure de jouvence auprès de l’opinion nationale qui les a pourtant jetés dans la poubelle de l’histoire. Alors comment ces acteurs politiques peuvent-ils faire la morale aux dirigeants de la transition actuelle alors qu’eux-mêmes aux temps forts de leurs copinages avec les régimes passés donnaient l’image d’une vie dissolue dans une atmosphère de fête et de dilapidation ?

En tout cas, à l’épreuve de la gestion du pouvoir d’Etat, ce ramassis d’hommes politiques ont fait montre d’une piètre qualité et d’une pitoyable prestation. Ils n’ont donc aucune leçon à donner à qui que ce soit dans la conduite des affaires de l’Etat. Refusant donc la sentence impitoyable de l’histoire pour leur responsabilité dans la crise sécuritaire que traverse notre pays, ces acteurs politiques, on l’aura compris, cherchent, dans un baroud d’honneur, de refaire surface en diabolisant les autorités de la transition par des discours agressifs et divisionnistes.

Mesdames et messieurs les journalistes

Camarades membres de la CNTR ;

Loin de nous faire distraire par les cris d’orfraie des alarmistes en quête de popularité, notre organisation s’est engagée depuis le 24 janvier 2022 pour une transition réussie. Autant nous accompagnons les autorités de la transition, autant nous formulons des propositions pour la bonne marche de cette transition politique. D’ores et déjà, nous sommes résolument engagés pour un strict respect de l’agenda de la transition à l’issue de laquelle nous appelons à des élections libres et transparentes. Et cette transition doit travailler à éviter toute forme de transmission du pouvoir en donnant une chance égale à tous les acteurs politiques engagés dans la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat.

Mesdames et messieurs les journalistes ;

Dans la nouvelle construction de notre nation, nous devons tous être animés d’un esprit républicain et de solidarité. Les épreuves que traverse le Burkina nécessitent la mobilisation générale de toutes les filles et de tous les fils du pays. C’est au nom de cette vision de large rassemblement que dès le départ, nous avons appelé à une transition inclusive dans laquelle toutes les contributions doivent être prises en compte. Alors, face aux différentes critiques souvent objectives, nous invitons le Président Paul Henri Damiba à engager de larges concertations et consultations afin de fédérer de toutes les énergies. Et c’est en intégrant dans la démarche les exigences diverses qu’on pourra avoir une nation unie et solidaire résolument engagée dans sa quête permanente du mieux-être.

Aussi dans cette quête de notre lustre d’antan appelons-nous les organisations sous-régionales et internationales à poursuivre leurs efforts de soutien au peuple burkinabè et à ses autorités. La question du respect de l’agenda de la transition est certes un impératif mais elle ne saurait être dissociée de la question sécuritaire. Seul un territoire pacifié peut garantir l’organisation d’élections inclusives sur toute l’étendue du territoire national. A ce titre, nous appelons l’organisation sous-régionale, à savoir la CEDEAO, à avoir des positions indulgentes à l’égard de notre pays afin de lui permettre de poursuivre sereinement l’œuvre de reconquête du territoire.

Je vous remercie

 

Ouagadougou, le 08 juin 2022

Le Coordonnateur National                                                                                Pascal ZAÏDA.

Député à l’Assemblée législative de transition

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