Le collectif citoyen pour l’agroécologie a tenu une conférence de presse le samedi 15 mai 2021 pour informer de leur désapprobation face au projet « De moustiques génétiquement modifiés » et toutes tentatives d’introduction de cultures GM au Burkina Faso. Cette rencontre d’échanges a eu lieu au Centre Napambéogo à Ouagadougou.
Les échanges entre le collectif et les hommes de médias ont portés sur 3 grands points, notamment le contexte général sur l’agrochimie et les OGM, le cas du Burkina Faso et les perspectives. Pour les conférenciers, le secteur agrochimique est responsable du monde toxique dans lequel les individus vivent. Selon eux, les produits chimiques sont devenus l’apanage d’un modèle agricole imposé par les firmes qui conduisent à des conséquences désastreuses comme, la disparition des insectes notamment pollinisateurs, pollution des eaux, des sols, de l’air, etc. A titre de rappel, 2 grandes marches des organisations agroécologiques et de protection des droits humains ont été organisées à Ouagadougou à cet effet en 2015 et 2018. <<Malgré l’abandon du coton BT et les multiples actions des militants anti-OGM, plusieurs autres tentatives d’introduction de cultures transgéniques sont en cours au Burkina Faso. Il s’agit du Niébé Bt et des moustiques génétiquement modifiés. Cet entêtement des autorités Burkinabè est indignant>>, a soutenu Ali Tapsoba, porte parole du CCAE. Pour les conférenciers, le Burkina Faso n’a pas tiré leçons de la COVID19, parce que si c’était le cas, toute manipulation des virus devrait être stoppée. <<Avec les manipulations de moustiques génétiquement modifiés, le Burkina Faso risque d’être le prochain foyer d’expansion de pathogènes. Nous risquons de vivre pire que COVID19 car la transmission du virus se fera par les moustiques>>, ont-ils indiqués. En guise de perspectives, Ali Tapsoba et ses camarades ont informés que les actions citoyennes allaient continuer, par l’interpellation des décideurs, la mobilisation citoyenne, l’action en justice, le renforcement de la production agroécologique, etc.
Arnaud BAKOI